La coupole de Sankt Blasien, à 2,4 gigapixels
48 528 pixels de côté. La coupole est repliée sur elle-même par projection stéréographique : les caissons se referment en couronne, les baies rayonnent depuis le centre. Zoomez — chaque rosace de stuc est là.
molette ou pincement pour zoomer · cliquer-glisser pour se déplacer · double-clic pour plonger
- Définition
- 48 528 × 48 528 px — 2 355 Mpx
- Vues assemblées
- 765 — 255 positions × 3 expositions
- Boîtier
- Canon EOS 6D
- Optique
- 50 mm
- Lieu
- Sankt Blasien, Forêt-Noire
- Campagne
- Via Habsbourg, avril 2018
La visite complète : quarante panoramas
La rosace ci-dessus n'est pas une composition : c'est une coupole, repliée. Pour voir le lieu tel qu'on s'y tient — et les trois autres sites de l'itinéraire — la campagne a donné lieu à une visite virtuelle complète de quarante panoramas, navigable d'un site à l'autre.
Une campagne de prises de vue, pas une série de photographies
Ces images n'ont pas été faites pour être encadrées. Elles ont été faites pour constituer une base d'images destinée à des vidéos mapping sur le thème de la Via Habsbourg — l'itinéraire culturel qui relie les lieux marqués par la maison de Habsbourg, de l'Alsace à l'Autriche.
Cette distinction commande tout le reste. Une photographie d'illustration se juge sur un cadrage. Une base d'images destinée à la projection se juge sur ce qu'elle permet de faire ensuite : recadrer, agrandir, isoler un motif, le projeter sur une façade de vingt mètres sans qu'il se délite. D'où la définition.
L'itinéraire
La Via Habsbourg part d'Alsace, à Ottmarsheim, dont l'église a un plan centré — une rareté dans la région. La campagne d'avril 2018 a couvert quatre sites au fil de l'itinéraire :
- Constance, en Allemagne, au bord du lac
- Sankt Blasien, en Forêt-Noire — la coupole ci-dessus
- Stams, au Tyrol autrichien
- Innsbruck, en Autriche
Quatre jours de prises de vue, du 11 au 14 avril 2018, au Canon EOS 6D et 50 mm. Chaque site a été couvert en 255 positions. Sankt Blasien a été traité en bracketing : trois expositions par position, soit 765 vues pour la seule coupole.
Ce bracketing n'est pas un raffinement. Sous une coupole, l'écart entre une baie en plein soleil et le fond d'une niche dépasse largement ce qu'un capteur enregistre en une pose : sans les trois expositions, on choisit entre des fenêtres brûlées et des stucs bouchés. Avec, on garde les deux — et c'est ce qui permet de zoomer dans une baie sans y trouver du blanc pur.
Ce que fait la projection
Une projection stéréographique prend un panorama sphérique complet et le déplie sur un plan depuis un point de vue unique. Les lignes droites deviennent des arcs, et la répétition régulière d'une architecture — ici les caissons de la coupole et les baies du tambour — produit une symétrie rayonnante.
Rien n'a été dupliqué ni ajouté. Cette rosace est la structure réelle du bâtiment, vue autrement. La régularité que l'on croit décorative est celle du maçon.
Et à 2,4 gigapixels, l'image ne s'épuise pas au premier zoom : on descend du dessin d'ensemble au relief d'un caisson, puis au grain du plâtre. Jusqu'où exactement, la seule façon de le savoir est d'essayer — la visionneuse ci-dessus est le fichier lui-même, pas un aperçu.
Le même travail, hors du patrimoine
Constituer une base d'images exploitable en projection, en impression grand format ou en consultation zoomable relève d'une même exigence : produire une définition dont on n'aura pas à se contenter plus tard.
C'est ce qui sépare une photographie livrée d'un fonds documentaire. Un industriel qui fait relever son outil de production, une collectivité qui documente un édifice avant travaux, un scénographe qui prépare une projection : dans les trois cas, la question n'est pas de savoir si l'image est belle aujourd'hui, mais si elle tiendra l'usage qu'on lui trouvera dans deux ans.
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